Quelle est l'association que soutient Vincent Lindon ?

Quelle est l'association que soutient Vincent Lindon ?

Vincent Lindon s'indigne contre l'abandon des plus faibles

Le formidable réquisitoire de Vincent Lindon

C'est devenu une vidéo virale. On y voit et surtout on y écoute l'acteur Vincent Lindon lire l'édito qu'il a écrit pour un numéro spécial du quotidien Les Echos. Un réquisitoire sans concession contre l'état actuel de notre société, qui explicite le sentiment d'abandon de nos concitoyens et dénonce les politiques qui ont conduit à cette voie sans issue. Vincent Lindon y évoque aussi son soutien à l'association Un Rien C'est Tout. Explication.

Les mots sont rudes. Le ton est grave. On connaît le talent immense de l'acteur. On le savait sensible à certaines causes, enclin à dénoncer certaines injustices. Et Vincent Lindon l'explique d'entrée, ce n'est pas pour rien qu'il a, ces dernières années, choisi d'incarner à l'écran des figures de notre société luttant ou buttant contre le monde d'aujourd'hui et ses renoncements, ses errements, ses aberrations.

Les mots, il les a écrits pour un éditorial destiné à une édition spéciale du quotidien économique Les Echos, qui ne passe pas du reste pour un journal d'ultra-gauche.

L'éditorial est un formidable réquisitoire, et il se conclut par une sorte de pirouette. Vincent Lindon se dit un modeste saltimbanque qui, pour lutter contre ce qu'il décrit, soutient l'association « Un Rien C'est Tout ».

Soit dit en passant, l'éditorial lui-même, en date du 1er décembre, et la vidéo dans laquelle il le lit, vite devenue virale, ne sont pas rien non plus…

Jugez par vous-même.

Un morceau de bravoure

Voici le texte complet paru dans Les Echos, via ce lien.

Et ci-dessous, les premières phrases de ce merveilleux morceau de bravoure.

Dans la rue, on m'arrête souvent. « Oh, je vous adore ! Merci pour ce que vous êtes, merci pour ce que vous faites. » Ils s'adressent sans doute au maître-nageur de « Welcome » qui vient en aide aux migrants. A moins qu'ils ne parlent au vigile de « La loi du marché » indigné par la façon dont on traite les précaires. Ou peut-être au syndicaliste de « En guerre », qui finit par s'immoler par le feu, sacrifice ultime sur l'autel de l'inégalité.

Les passants aussi me donnent le beau rôle : je ne suis aucun de ces héros, mais j'ai choisi de les incarner. Parfois, il s'ensuit un dialogue. J'écoute ces récits de vies souvent difficiles, invivables, même si je sais qu'ils s'adressent plus à mes personnages qu'à moi-même. Problèmes d'accès aux soins médicaux, de scolarisation des enfants, d'hébergement des personnes âgées, d'hébergement tout court, d'emploi, de tout, partout. Toujours, le même sentiment, celui d'un abandon extrême, sournois, toujours contesté mais toujours plus tangible, : qu'est devenu l'Etat puissant et protecteur d'antan ? Qu'est-il arrivé au service public, jadis objet de fierté, aujourd'hui ruiné, rogné, raillé ? Ses activités rentables ont été privatisées. Ainsi le gaz, l'eau, le rail, le téléphone, les autoroutes ont-ils été, partiellement ou en totalité, vendus à l'encan. »

Voici par ailleurs la vidéo, par cet autre lien.

Comment aider Vincent Lindon ?

A notre niveau, que faire d'autre ? Au minimum, saluer ce coup de gueule, et en dire un peu plus sur l'association évoquée par Vincent Lindon, et dont il est l'un des parrains.

« Un Rien C'est Tout » est une association loi de 1901 créée en 2016 à Bordeaux. Son objectif : « Co-développer des projets solidaires et socialement impactants, en collaboration avec des associations partenaires qui œuvrent en France, dédiées à quatre grandes causes : le droit à la dignité, l'enfance et l'éducation, la santé et enfin l'environnement. »

Concrètement, « Un Rien C'est Tout » travaille avec et finance des associations et projets précis, concrets : la réalisation d’un jardin solidaire, la scolarisation d'un enfant malade ou handicapé à domicile, une initiative pour sortir une femme de l’esclavage sexuel…

Le mode de collecte imaginé par « Un Rien C'est Tout » est original. Quand vous faites un achat auprès d'une grande enseigne partenaire (en ligne ou en magasin), tels que Darty, Fnac ou Cdiscount (liste non exhaustive) vous pouvez cliquer juste avant de régler et dédier un euro (ou plus) pour l'association.

Laquelle, sur son site, donne toutes informations sur l'avancement des projets et leur financement.

Voilà. On a apporté notre part. Modeste. Et encore merci, monsieur Lindon.