Le SNJ en congrès à Biarritz

Le SNJ en congrès à Biarritz

Le SNJ en congrès à Biarritz

Signe des temps, le SNJ a édité cette année un guide de défense...

Première organisation de la profession, le SNJ - Syndicat national des journalistes- se réunit en congrès de mercredi à samedi à Biarritz. Les sujets de débat et d'inquiétude ne manquent pas. Les 200 délégués attendus ne vont pas chômer.

Le SNJ ets le premier syndicat de journalistes en France« Lutte contre la précarité, réforme de l’audiovisuel public, violences policières, instance de déontologie, indépendance des rédactions, atteintes à la protection des sources et à la liberté d’informer, les sujets ne manquent pas, à l’ordre du jour de ces trois jours de travaux » indiquent les dirigeants du SNJ, Syndicat national des journalistes.

Première organisation de la profession – et de loin – en France, le SNJ se réunit pour son 101e congrès de mercredi à samedi à Biarritz.

On y attend quelque 200 délégués représentant toutes les formes de presse.

Comme le veut la tradition, c'est par un débat ouvert au public que s'ouvrira le congrès mercredi soir. Le thème est vaste et d'actualité : « Journalistes de terrain, journalisme de territoire ». Alexandra Renard, grande reporteure à France 24, Philippe Broussard, directeur adjoint de la rédaction et chef du service reportage du journal Le Monde, Johan Hufnagel, directeur et créateur du site d’information Loopsider, ancien directeur adjoint de Libération,Antton Etxeberri, directeur de Mediabask et Dominique Wolton, sociologue des médias, échangeront sous la houlette bienveillante d'Olivier Samain, d'Europe 1.

Le terrain avant tout

D'où le choix de cette thématique ainsi explicitée : «Les journalistes, les rédactions, les médias, se sont-ils trop éloignés de leurs publics ? La réponse est un peu dans la question, qui résonne comme un des enseignements majeurs de la « crise des Gilets jaunes ». Confrontée à la violence de la rue, alimentée par un « médias-bashing » politique permanent, la profession ne peut faire l’économie d’une introspection sur ses pratiques, ses excès, ses dérives, son éthique. Quand de grands médias fusionnent des rédactions, ferment des agences locales, délaissent certains territoires, privilégient le recyclage de dépêches au détriment de la production d’une information de proximité, juste et équilibrée, c’est toute la profession qui dysfonctionne. Et quand l’information est maltraitée, c’est toute la société qui souffre, et la démocratie qui s’en trouve fragilisée. Retour au terrain, retour au reportage, nouveau mot d’ordre ? ».

Pour autant, on glissera au passage que le terrain, la PQR ou les radios locales et antennes régionales de France Télé ou France Bleu ne l'ont jamais totalement oublié, quitte à subir des journées à rallonge et contrarier leur hiérarchie. A ce sujet, la couverture du drame de Rouen il y a quelques jours fut édifiante. Pendant que quelques belles âmes parisiennes criaient au scandale et à l'absence d'info, sur place, heureusement, des journalistes normands étaient aux premières loges et faisaient leur devoir : rapporter ce qu'ils voyaient…

Des entraves au droit d'informer

D'autres sujets abordés sans doute lors des débats en séance plénière ou ateliers : les difficultés persistantes de certains titres (le dernier en date, France Antilles), la énième réforme de l'audiovisuel public sans oublier les graves atteintes constatées ces derniers mois à la liberté de la presse en France même, qui ont conduit le SNJ à éditer un « Guide de défense des journalistes » pour « rappeler leurs droits à toutes celles et ceux qui se trouvent confronté(e)s à des intrusions policières et judiciaires dans le cadre de l’exercice de leur profession. »

Car on en est là, hélas…

Alors que le nombre de journalistes cartés diminue, que des employeurs abusent de subterfuges pour imposer illégalement à des journalistes d'être rémunérés sur facture et non en salaires, en dépit du charme de la côte basque, il y a donc du pain sur la planche.

Sachant de surcroît que le congrès est électif !

Bon courage, les amis !