Des travailleurs sans-papiers (enfin) régularisés

Des travailleurs sans-papiers (enfin) régularisés

Des travailleurs sans-papiers enfin régularisés

Enfin des papiers pour ces salariés exploités

La lutte paie. 26 salariés sans-papiers viennent d'être régularisés dans le Val-de-Marne. Parmi les employeurs qui exploitent ces précaires parmi les précaires, La Poste et sa filiale Chronopost.

Alors que se poursuit le mouvement contre la réforme des retraites, d'autres luttes sont menées, plus discrètement, mais tout aussi importantes et parfaitement symboliques d'un système économique, politique et social décidément dénué de toute éthique. Ainsi, mobilisés depuis le mois de juin, 26 travailleurs sans-papiers viennent d'obtenir leur régularisation après de longues démarches auprès de la préfecture du Val-de-Marne. 14 l'ont été en décembre, 12 autres viennent de l'être en date du 2 janvier 2020 se félicite l'Union Solidaires dans un communiqué.

logisqtique
BTP, logistique, hôtellerie... Nombre de sociétés de tous secteurs, le plus souvent réputées,exploitent, dans l'ombre et sans vergogne, la précarité de ces hommes et femmes sans-papiers

Le syndicat soutient ces hommes et ces femmes dans leur combat, ainsi que la CGT.

La situation de ces salariés est d'autant plus scandaleuse que les sociétés qui les emploient sont des géants dans leur secteur (La Poste, Chronopost ou des entreprises spécialisées dans l'intérim). Or, selon Solidaires, « ces employeurs ont toujours refusé d’assumer leurs responsabilités, niant l’existence même de ces travailleurs qu’ils exploitent, tous complices dans un système de sous-traitance en cascade bien rodé ».

Cet automne, le Site des Gauches avait déjà décrit la mobilisation en région parisienne de ces serveurs, plongeurs, hommes ou femmes de ménage, manutentionnaires, poseurs de voies (liste non exhaustive) employés par Chronpost, KFC, Campanile ou UGC (liste là encore non exhaustive) en attente de régularisation, mais bel et bien salariés. Et donc cotisant à la sécu et aux Assedic !

Une double précarité

Or, leur situation est particulièrement scandaleuse : leur précarité (pas de titre de séjour) induit une forme d'exploitation (conditions de travail dégradées, salaires au plus bas). Pis, les patrons profitent de cet état de fait et refusent le plus souvent d'accompagner leurs personnels dans une démarche de régularisation.

Notant que des pans entiers de notre économie sont concernés, les syndicats soutenant les grévistes sans-papiers réclament  « la régularisation automatique des travailleurs sur la simple preuve de la relation de travail ».

Tout autre discours n'est qu'hypocrisie. Et on reste poli.