Le leader du PCF plaide pour des « programmes en commun »

Le leader du PCF plaide pour des « programmes en commun »

Fabien Roussel (PCF) veut initier une dynamique unitaire à gauche

Le PCF entend rassembler à gauche

Le choix des mots n'est jamais anodin. Appelant à des « programmes en commun » à gauche pour les municipales, Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, pense évidemment aux échéances nationales qui suivront.

A l'occasion de la Fête de l'Huma Bretagne qui s'est tenue ce dimanche près de Lorient, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a de nouveau plaidé pour de larges rassemblements à gauche pour les municipales de mars 2020.

« Nous avons la volonté de travailler avec tout le monde, nous tendons la main, stylo ouvert, pour élaborer ensemble un programme en commun. Cette union des gauches, des écologistes doit se faire localement. À commencer par les villages. Nous sommes particulièrement attachés aux communes qui font vivre notre démocratie au quotidien » a déclare le leader du PCF, par ailleurs député du Nord, comme le rapporte Ouest-France.

User d'une telle formule n' évidemment rien d'anodin.

Quand on parle de « programme commun » en France, on sait que cela renvoie aux années 70 et 80 quand ces mots furent synonymes de construction – parfois laborieuse – d'une base de propositions et revendications commune qui allait conduire à la victoire de mai 81.

Une dynamique unitaire

Le PCF ne cache pas son dessein : être l'un des pivots d'une nouvelle dynamique unitaire pour esquisser une alternative. D'ailleurs, Fabien Roussel a répété ce dimanche dans le Morbihan qu'à l'initiative du PCF, une réunion se tiendra le 11décembre à Paris à laquelle sont conviés « l’essentiel des composantes de la gauche et de l’écologie et les syndicats. »

« Nous donnerons une perspective, nous redonnerons de l’espoir en remettant de la sincérité dans l’action politique » a indiqué le secrétaire national.

Interrogé sur la réforme des retraites et la grève du 5 décembre, il a par ailleurs estimé « que ce gouvernement veut à tout prix (la) faire passer alors qu’elle va faire mal à toutes les catégories ».  Pourtant, « la gauche peut écrire une réforme progressiste et garantir une retraite à 60 ans en élargissant l’assiette de son financement. En obligeant les revenus du capital à cotiser (298 milliards en 2018)… Nous pourrions aisément dégager 30 milliards et financer ainsi le système actuel déficitaire ». Et de conclure : « Partir plus tôt, c’est aussi laisser de la place aux jeunes. Partir plus tôt, ce sont des retraités en pleine forme qui peuvent s’engager ».

Photo Zouhair Nakara sous licence Creative Commons.