Nos vies d'aujourd'hui... Nos combats de demain

Nos vies d'aujourd'hui... Nos combats de demain

masque anti virus

Après l'épidémie, d'autres combats à mener

La pandémie exceptionnelle que notre pays affronte, comme une grande partie de la planète, bouleverse le quotidien de dizaines de millions de Français. Si la priorité est évidemment d'abord de sauver des vies, nous ne pouvons guère cacher néanmoins nos craintes quant aux lendemains qui s'annoncent.

Disons les choses simplement, cette crise sanitaire inédite appelle d'abord une réelle mobilisation de tous.

Il faut respecter les consignes de confinement, aussi pénibles puissent-elles sembler, notamment quand on vit à plusieurs dans un petit appartement.

Disons encore les choses simplement, nous ne sommes pas, au Site des Gauches, des spécialistes des maladies infectieuses, de virologie, des affections respiratoires.

Sur ce, et là, il s'agit bien d'un constat, alors que parmi les spécialistes qualifiés (professeurs de médecine, chercheurs), les analyses paraissent diverger parfois, nous devons convenir aussi que certaines carences sautent aux yeux : manque de masques et autres équipements de base en terme de protection, y compris hélas dans les unités hospitalières, manque de lits, manques de moyens.

LE MOMENT VENU, il faudra bien que certains rendent des comptes. A tout le moins s'expliquent et expliquent comment une des plus grandes puissances mondiales est arrivée à ce point de dénuement logistique.

Une communication désastreuse

Car pour ce qui est de l'engagement des soignants, toutes catégories confondues, il est exemplaire. Une leçon.

Dans ce contexte, le gouvernement avance jour après jour de manière hélas pas toujours très lisible.

Et au-delà des conseils et recommandations des experts, on conclut que certaines décisions sont forcément liées aux moyens (disponibilité des tests, par exemple).

La communication parfois, voire souvent cacophonique n'arrange rien. On interdit le lendemain ce qu'on avait autorisé la veille avant finalement de s'en remettre aux maires ou aux préfets. Ne mentionnons même pas le tragi-comique épisode des municipales...

Bref.

MAIS L'URGENCE est donc d'enrayer ce fléau.

On aimerait en rester là.

Mais c'est impossible.

Passé le premier discours présidentiel évoquant un nécessaire changement de cap quand l'épidémie serait vaincue, les mauvaises nouvelles sont tombées.

La loi sur l'état d'urgence sanitaire votée la semaine dernière a donné le ton. Certes, des dizaines de milliards vont abonder des fonds pour éviter une catastrophe économique s'ajoutant à la crise sanitaire. Mais la fenêtre autorisant des ordonnances pour revenir sur les 35 heures, élargir le travail du dimanche, imposer des Congés payés (y compris si besoin sur les périodes de confinement imposé), et, sans date limite, n'augurent rien de bon.

La vigilance s'impose

Et la surenchère continue, avec la ministre Péricaud imposant au secteur du BTP de reprendre le travail, avec le ministre Guillaume suggérant aux inactifs forcés d'aller travailler les champs ou encore ce tweet du sénateur Patriat, ex-PS devenu LREM, de laisser « quelques pièces de pourboire aux caissières ». Et un salaire décent, non ?

Les salariés du BTP
Pas de pitié non plus pour artisans et salariés du BTP

En roue libre, le MEDEF ne dit pas non à des nationalisations. Ben voyons. On nationalise les pertes, on privatise les bénéfices, air connu.

Des caissières aux rippeurs en passant par les personnels du secteur social, de la poste, des transports, et aussi du BTP, des centaines de milliers de salariés et agents sont au front. Sans guère de protection.

Le personnel soignant de toutes catégories, qui a exprimé son désarroi pendant un an, est mobilisé de manière extraordinaire, et il en paie le prix fort. Certains médecins sont décédés. Des centaines d'infirmiers et soignants sont contaminés.

Alors voilà.

Au sortir de ce long tunnel angoissant (où cependant les solidarités qui se font jour pour suppléer les carences de l’État font chaud au cœur), il s'agira pour l'ensemble du corps social de faire preuve d'une même unité pour refuser que des reculs sans précédent soient entérinés. Il faudra faire face à une nouvelle escalade dans le détricotage du droit du travail. Il faudra imposer de nouvelles règles pour redonner aux services publics toute leur force, en personnels et en moyens.

Et bien sûr repenser notre modèle économique.

Sacré défi.

En attendant, pour ceux qui le peuvent RESTEZ CHEZ VOUS et PRENEZ SOIN DE VOUS.

Vous pouvez réagir et témoigner, et apporter votre pierre au débat pour la société que nous voulons pour demain. Via notre page Facebook ou en envoyant un message à notre boîte mail lesitedesgauches@gmail.com